L’attente


Pour toutes les femmes tentant de tomber enceinte, les deux dernières semaines du cycle sont toujours sources d’angoisse. Angoisse de voir arriver les tant redoutées « vilaines », angoisse de faire un test de grossesse trop tôt, angoisse que le test soit négatif, angoisse de ressentir des symptômes ou au contraire de ne pas en ressentir… la liste est longue.

Dans le cadre d’une fécondation in vitro, on sait qu’un ou plusieurs embryons ont été implantés. Mais il est impossible de savoir à l’avance si ces embryons ont continué leur croissance au sein de l’utérus et qu’ils ont bien élu domicile pour les mois à venir dans le ventre de leur future maman.

L’implantation d’un embryon dans l’utérus est encore un phénomène dont les mécanismes ne sont toujours pas complètement compris de nos jours. Les embryons parfaitement sains, transférés dans un utérus « parfait » peuvent néanmoins ne pas s’implanter. C’est pour cela que la fécondation in vitro n’offre pas dans tous les cas des taux de réussite supérieure à une grossesse naturelle.

Ces deux semaines d’attente sont souvent les plus dures à vivre, entre l’espoir que la procédure ait fonctionné et la crainte de se réjouir trop vite car rien n’est acquis. En général, les cliniques recommandent d’attendre 10 à 15 jours avant de réaliser une prise de sang. Elles déconseillent également de faire les tests du marché, appelés également communément « test pipi », car leurs résultats ne sont pas toujours fiables ou difficilement interprétables.

C’est une période où en tant que femme on ne cesse de se poser des questions et d’observer ou d’écouter son corps. On scrute le moindre tiraillement, la moindre crampe, le moindre gargouillis, les changements de notre corps, les maux de tête, la fatigue, tout en se demandant s’il s’agit d’un bon signe ou si ce ne sont que des effets secondaires des traitements auxquels nous sommes soumises. Car il ne faut pas oublier qu’en parallèle, nous devons suivre des traitements assez lourds d’oestrogènes et de progestérone, lesquels entraînent leur lot d’effets secondaires et de symptômes qui sont assez proches de ceux d’un début de grossesse.

Dans mon cas, j’ai ressenti le soir du transfert de légers tiraillements dans le bas-ventre, tiraillements qui n’étaient pas vraiment douloureux, mais assez constants. Puis, pendant plusieurs jours j’ai eu assez peu de symptômes, mais j’ai noté que mon chien me suivait partout où je me rendais, comportement qu’il avait déjà eu lors de la première grossesse naturelle. C’est probablement le signe auquel j’ai prêté le plus d’importance durant cette longue attente. Il semblerait en effet que nos compagnons, qu’ils soient chiens ou chats, ressentent bien avant nous les changements qui s’opèrent dans notre corps.

Et dans mon cas, il semblerait bien que mon chien ait eu raison, puisque la prise de sang nous a donné un joli positif. Nous sommes bien entendus fou de joie, mais n’osons encore trop y croire. Nous sommes encore en tout début de grossesse, est malheureusement l’histoire nous a appris que rien n’est joué. Néanmoins, sommes ravis que cette tentative ait marché au premier coup, sachant que nous avions environ 30 % de chances de réussite.

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1 commentaire

  1. bonjour : je viens de prendre connaissance de votre blog et de ce dernier post jespere de tout coeur que tout a fonctonné pour vous .

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