Ce qu’implique un taux de FSH élevé


« Au moins, tu sais que tu peux tomber enceinte. »

Voilà ce que j’ai entendu, entre autres choses, depuis ma fausse couche. C’est vrai, mais cela pointe du doigt une partie du problème que j’avais toujours négligée.

J’ai tellement entendu parler de la difficulté de tomber enceinte que j’ai zappé le fait qu’ensuite il faut le rester. Je pensais naïvement qu’il suffisait d’être enceinte et que ce qui se passait ensuite était de l’ordre de l’accidentel et de l’improbable. Même si cette improbabilité était bien plus importante à mon âge que la moyenne.

En attente de mon rendez-vous chez la spécialiste de l’infertilité, prévu pour le 15 septembre, je profite de mon mois d’août pour reprendre les « travaux pratiques » avec mon compagnon, mais aussi pour me documenter sur ce sujet que je connais si mal en réalité. Je rassemble mes résultats d’examens, et je lis beaucoup sur le net à propos de l’interprétation que je dois en faire. Il y a de multiples sites très utiles, mais dans mon cas, c’est le site High FSH Info qui m’a été le plus instructif (site en anglais).

Je n’y ai rien appris que les médecins ne m’aient déjà dit. Mais à la lecture des articles du site, j’en suis venue à analyser et à mieux évaluer quelle est vraiment la nature de mon problème.  A l’intégrer, l’assimiler. Ma grossesse récente m’avait fait oublier la réalité de ma situation, la fausse couche me l’a durement rappelée.

Le problème de base, c’est que même si je me sens pas âgée, mes ovules le sont. Le taux de FSH élevé indique que je suis en pré-ménopause, et que donc la qualité et la quantité de mes ovules vont décroissantes. Cela arrive à des femmes bien plus jeunes que moi, mais cela peut aussi arriver bien plus tard. La nature ne place pas toutes les femmes à égalité à ce niveau-là. Quand j’ai rencontré mon Homme alors que j’avais 37 ans, j’étais peut-être déjà dans cette situation, bien que les années qui passent n’améliorent rien.

Mon corps produit donc encore des ovules. Mais moins qu’auparavant, et de moins bonne qualité. Donc je peux tomber enceinte. Le problème, c’est que l’oeuf de mauvaise qualité s’implantera mal dans l’utérus, ou ne sera simplement pas viable. D’où un risque de fausse couche accru, voire même conséquent. Tous mes ovules ne sont pas forcément mauvais. Mais la probabilité qu’un bon ovule soit fécondé et s’implante correctement est réduite.

Ce que le site confirme également, c’est que les protocoles de FIV traditionnels ne servent pas à grand-chose dans mon cas. Ils ne sont pas forcément inutiles, ils marchent pour certaines femmes, mais fondamentalement ils vont stimuler la quantité de follicules produits mais pas leur qualité. Avoir 2 ou 10 ovules inutiles ne me sera pas d’un réconfort énorme.

Sachant que ces protocoles de FIV ne sont pas remboursés en Suisse, que leur coût est conséquent, qu’ils sont éprouvants et que leur efficacité sera réduite dans mon cas, quelles options me reste-t-il ?

La première, c’est de poursuivre mes tentatives de grossesse naturelle, en espérant 1) que j’arriverai à tomber enceinte naturellement et 2) que la chance soit de mon côté et que pour une fois, c’est un ovule sain qui a été fécondé. Sinon, c’est retour à la case fausse couche, et croyez-moi, c’est un épisode que je ne souhaite pas revivre, et encore moins de multiples fois.

La seconde… c’est ce qui était cette impossibilité pour moi il y a encore 1-2 mois, mais qui se dessine peu à peu dans mon esprit comme la seule possibilité si je veux vraiment devenir mère un jour avec un certain degré de succès : le don. Etant donné que le soucis vient du fait que mes ovules sont trop âgés, le problème est totalement éliminé avec celui d’une donneuse qui est plus jeune (en-dessous de 35 ans, voire en-dessous de 30 ans pour certaines cliniques). L’âge de la mère « réceptrice » ne compte donc plus (les risques inhérents à la grossesse à 40ans et plus restent, bien entendu), et les taux de grossesse redeviennent  ceux de femmes plus jeunes, « normaux » dirais-je. Voilà pour l’aspect technique.

Mais voilà, le don d’ovocytes — interdit en Suisse, je le rappelle, alors que le don de sperme est légal, lui, cherchez l’erreur ! –, ce n’est pas non plus la panacée. Bien sûr que cela pose des problèmes éthiques, psychologiques et qu’il faut faire le deuil de la transmission de ses propres gènes.

Bien sûr que cela ne serait pas mon choix idéal mais… ai-je vraiment le choix ?

—————-
Nota : Ces considérations s’appliquent à mon cas et uniquement à celui-ci. Pour certaines femmes, plus jeunes, il y a d’autres pistes à suivre et certains traitements réalisables si les paramètres sont bons par ailleurs. Mon cas est clairement celui d’une situation de pré-ménopause, où le taux FSH est un indicateur, mais pas le seul critère pris en compte.
Publicités

1 commentaire

  1. Voici mon histoire qui vous sera génératrice d’espoir. Tout d’abord à la fin juillet 2014, après une année de tentative de faire un bébé, une copine médecin m’a conseillé de doser ma fsh au jour 3 de mon cycle. À ce moment, j’avais 42ans et 9/12. Le résultat fut de 23.9, une catastrophe. La médecine n’avait ainsi rien à m’offrir. Puis j’ai consulté tous les blogs ici et là pour tenter de trouver des cures à mon problème. Encore une fois, les réponses médicales laissaient sans espoir : ovaires vieillies prématurément, seul un don d’ovocyte pouvait être la solution. Pourtant, ce sont les expériences des femmes sur les blogs qui ont modifié ma conduite et mon hygiène de vie. J’ai recueilli tous les conseils et en fait ma propre synthèse. Voici tout ce que j’ai fait : je suis passée de 3-4 café par jour à un seul le matin. J’ai diminué ma consommation d’alcool considérablement, réservé seulement aux we et maximum de trois pour le vendredi, samedi et dimanche. J’ai diminué également considérablement ma consommation de sucre et y ait introduit du miel. J’ai arrêté complètement tout ce qui pouvait contenir aspartame et splenda. La gomme à mâcher a été aussi bannie de ma vie. Je n’ai pas renouvelé mes injections de botox qui étaient au rythme de 6 mois environ. Je n’ai pas non plus renouvelé mon blanchiment annuel de dents au peroxyde. J’ai pris pleine dose de vitex (gattilier) en teinture mère. J’ai bien sûr fait la cure d’oignon sur 15 jours tel que proposé par les sites de naturopathie. J’ai consommé des multivitamines à tous les jours. S’est ajouté à cela un travail régulier et global chez l’acupuncteur. Un travail d’ostéopathie fut également fait avec focus sur glande hypophyse et axe hormonal. En août 2014, ma fsh avait diminué à 13. Ce n’était pas encore normal mais une chute plus grande qu’espéré. J’ai continué les mêmes principes. La cure d’oignon fut répétée cette fois sur 7 jours comme il est recommandé. Puis, j’ai introduit l’alchémille selon les journées recommandées du cycle. J’ai enfin ajouté du pollen de fleur. Le 23 septembre, j’avais un test de grossesse positif. Les principes sur lesquels reposait « ma cure » étaient que les ovaires, en constant changement dans le cycle, sont très sensibles à tout ce qui est chimique. Je m’étais inspirée du fait qu’une femme en chimiothérapie se trouve souvent infertile mais que cela revient parfois après quelques mois ou années. Regardez vos habitudes de vie, changez ce que vous pouvez et gardez espoir. J’avais promis à la vie qu’en cas de succès, je partagerais mon récit. Je souhaite à toutes vous avoir aidé.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s