Un miracle… ça peut arriver !


Toutes les femmes en « essais bébé » vous le diront, les deux semaines suivant l’ovulation sont les pires à vivre, surtout lorsque la date fatidique des règles se rapproche. Elles sont d’ailleurs tellement craintes que les femmes leurs donnent les noms les plus exotiques, passant de rouges, reds, grand débarquement à vilaines ou méchantes. Je suis sûre qu’il y a encore plein de dénominateurs que je ne connais pas.

Enfin toujours est-il que lorsque la date fatidique approche, ou même qu’elle est dépassée, et pour autant qu’on ait un cycle à peu près régulier (l’angoisse est encore plus grande quand ce n’est pas le cas, mais j’ai de la chance de ce côté), vient inévitablement la question du Test, celui avec un grand T auquel on ajoute en général un grand G pour grossesse. Et avant ce moment déterminant, on se trouve plein de symptômes, se demandant s’ils ont indicateurs d’une éventuelle grossesse ou non.

Le TG donc, que l’on fait parfois avec beaucoup d’espoir, et dans mon cas, sans grande conviction.

A un jour de retard, donc, je fais un test-pipi, qui est négatif. Quatre jours plus tard, le « grand débarquement » n’ayant pas eu lieu, test à nouveau. Toujours négatif. Dépitée, je me résigne, mais une petite voix me dit que ce n’est pas possible. Je fais illico un autre test, d’une autre marque, et celui là est positif. Me voilà bien avancée, lequel a raison ? Je sais que les « faux positifs » sont rares (voire inexistants) et que les faux négatifs sont légion, soit parce que le test a été fait trop tôt, ou le test est défectueux, et que parfois certaines marques ne fonctionnent tout simplement pas avec certaines femmes. Je file au laboratoire me faire une prise de sang, au moins là les tests seront fiables.

Verdict quelques heures plus tard : je suis bien enceinte !

J’oscille entre la joie, la peur –voire la terreur par moment–  et l’incompréhension : j’avais cru comprendre que cela ne serait pas possible pour moi ! Et en même temps, je réalise l’énormité de ce qui nous attend, je me projette neuf mois plus tard, je me vois enfin maman… c’est trop fort et trop grand pour absorber tout cela d’un coup !

Je crois que c’est au moment où l’on voit un test positif que l’on réalise vraiment tout ce que cela implique. Mais j’ai de la peine à y croire; là, comme ça, il suffirait de bien contrôler le cycle, et pof ça marcherait ? Je me rappelle l’échographie, et ce follicule que j’avais pu voir : alors finalement, c’était mon ovule en devenir, cette vie qui n’était encore que moi qui s’est transformée en autre chose ? Ce n’est pas possible que cela soit si simple, je m’attendais à des mois et des mois de traitements, des injections, des médications, des interventions, des protocoles à suivre, et finalement, cela serait tout aussi simple que ça ?

Ne prenez pas cet étonnement pour de l’ingratitude : je suis très heureuse de cette nouvelle, mais elle me semble juste trop incroyable pour être vraie.

Il y a plein de couples pour lesquels cela se passe exactement comme ça, pourtant. Ils ont un projet d’enfants, ils s’y « mettent » avec application, et cela vient tout naturellement, peut-être pas au premier cycle mais assez rapidement après. Il y a tout plein d’autres couples pour lesquels cela ne passe pas du tout comme ça. Passer de la deuxième catégorie à la première d’un coup, après avoir envisagé le pire durant plus d’un mois, laisse forcément perplexe.

Et l’avenir hélas donnera raison à ma perplexité.

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