Ca a commencé comme ça…


Pendant des années, j’ai renoncé à être mère.

C’était pour plein de bonnes raisons; j’avais un travail passionnant et à responsabilités, beaucoup d’amis mais aucun en particulier (et surtout pas le futur papa).

Les années s’égrenèrent et défilèrent, mais cela ne me posait pas vraiment de problème. Je n’avais pas d’enfant, et cela ne me manquait pas. Ma vie était tellement pleine et riche autrement ! Je voyageais, je bougeais, je travaillais (beaucoup), et même si au fond de moi je savais que j’aurais aimé porter la vie, cela n’était juste pas le bon moment.

Bref, le parcours typique de la femme actuelle et moderne faisant carrière (enfin, un semblant de carrière); je n’avais à ce moment-là pas la place pour un homme, et  encore moins pour un bambin braillant.

Egoïste ? Sûrement. Aveugle ? Probablement.

Ajoutez à ce mix une enfance difficile avec une mère qui avait elle-même quelques soucis psychologiques, et voilà que durant des années je me suis auto-convaincue que je n’imposerai jamais ça à mon futur enfant. Oh non, jamais ! D’ailleurs, il vaut mieux ne pas en avoir, comme ça, c’est plus sûr, on écarte tout risque.

Et lorsqu’enfin je rencontrais l’Homme alors que j’avais 37 ans — même si je ne savais pas encore que cela allait être lui, l’Homme — je me suis empressée de lui dire qu’il pouvait oublier tout projet d’enfant avec moi. Il est plus jeune que moi, j’ai bien vu que cela le peinait. Mais il est néanmoins resté, je ne sais pas s’il s’est résigné ou s’il espérait secrètement que je change d’avis un jour.

Et d’avis, j’en ai changé. A 42 ans. Suite à plein d’évènements qui se sont enchaînés et qui m’ont amené à réaliser que la vie, ce n’était pas que métro-boulot-dodo. Que c’était certes important d’avoir un bon salaire, un bon travail, mais que je n’étais pas accomplie comme ça. Que fonder une famille, cela prenait enfin un sens pour moi — alors que je n’ai jamais connu qu’une famille très atypique et disons-le, dysfonctionnelle. Qu’il me fallait autre chose, quelque chose de plus grand.

Que j’étais prête, enfin, à accueillir une vie, un être, dans ma vie. Une vie qui serait mon modeste héritage sur cette terre.

Mon, notre enfant.

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